Contenu des pensées obsédantes ou obsessionnelles
Le contenu de ces pensées obsessionnelles est très variable. Il peut s’agir par exemple de:
– ruminations obsédantes autour d’une chose qu’on aurait voulu dire ou faire. Par exemple: ne pas avoir réussi à s’imposer quand quelqu’un nous a doublé dans une file d’attente; et par la suite, ruminer sans arrêt qu’on aurait dû faire valoir ses droits.
– pensées envahissantes revenant sur un acte qu’on regrette d’avoir fait… ou pas fait.
– envies impérieuses et impulsives, de faire un acte aberrant, absurde. Très souvent, ces envies sont de nature agressive, injurieuse, amorale ou sexuelle. Par exemple, l’idée absurde de cracher sur quelqu’un sans raison.
– idées fixes, toujours les mêmes qui reviennent de façon récurrente. Elles peuvent n’être pas désagréables en soi, mais apparaître à des moments où elles ne sont pas bienvenues.
– montées brusques de tension interne, souvent accompagnées de l’impulsion irrésistible de crier… généralement pour dire une injure, ou un mot méchant.
– obsessions, pensées obsédantes ou obsessionnelles, souvent centrées sur des événements tristes, une culpabilité supposée, ou un événement redouté.
– pensées centrées sur des choses que nous avons à faire en rapport avec de la logistique, des choses à organiser etc…
Vécu émotionnel
Les personnes qui connaissent ce genre d’idées en éprouvent généralement de l’angoisse ou de la honte.
De l’angoisse, parce qu’elles redoutent d’effectuer l’acte ou le cri redouté… bien qu’en général la personne n’accomplisse jamais l’acte redouté.
De la honte ensuite, car la nature des actes redoutés est très souvent répréhensible ou moralement condamnable. Du coup, la personne a l’impression qu’elle est réellement amorale. En réalité, même des pensées objectivement amorales n’ont aucune signification particulière sur la valeur morale de la personne chez qui elles apparaissent.
Ce qui est sûr, c’est qu’il est généralement très difficile de s’ouvrir à son entourage de l’existence de ces idées. Si elles deviennent vraiment envahissantes, générant beaucoup de souffrance ou faisant perdre beaucoup de temps, le mieux est de consulter un professionnel.
Puis apprendre à maîtriser ses pensées obsédantes
Il faut identifier vos pensées négatives automatiques.
Cependant, mentalement, ce n’est pas toujours évident, surtout au début.
Pour commencer, vous pouvez donc le faire par écrit sous la forme d’un tableau de trois colonnes.
Dans la première, vous noterez la situation problématique, dans la seconde la pensée négative qui en découle et, dans la troisième, la pensée positive alternative.
Progressivement, ce système de pensée deviendra automatique.
Vos anciennes pensées négatives obsessionnelles vont désormais vous traverser sans vous atteindre