Laure Sergueeff, psychothérapeute, 0607410979
Le burnout parental
A l’instar du burnout professionnel, le syndrome d’épuisement est un état de fatigue physique et psychique, lié à un stress chronique et quotidien. Il touche majoritairement les mères de famille qui cumulent différentes charges en même temps: le travail, la maison, les enfants auxquelles peuvent s’ajouter une précarité financière, professionnelle ou affective.
Le burnout démarre par une fatigue persistante, un manque d’énergie, une démotivation dans tous les domaines. On observe également des addictions, des troubles du sommeil, de l’alimentation ainsi qu’une agressivité récurrente (à l’égard des enfants notamment).
Très vite ces signes sont accompagnés d’une faible estime de soi, d’une sensation d’incapacité, d’échec qui entraînent une culpabilité de “ne pas y arriver” et l’angoisse de “ne pas savoir comment s’en sortir”. Une distanciation s’opère alors entre la maman et les autres (conjoint, enfant, famille, collègues) aggravant encore plus son sentiment d’impuissance et d’incapacité à gérer les situations (instaurer une bonne autorité par exemple).
Cet état de fatigue chronique s’installe insidieusement et le diagnostic de burnout est souvent rendu possible par LA situation de “trop”, la goutte d’eau qui provoque la crise de trop, le dérapage plus grave, un médecin qui insiste, un reflet peu flatteur dans le miroir, un conjoint qui dit “stop”.
La solitude au cœur du burnout
La solitude réelle ou ressentie est au cœur du burnout.
Soit le parent refuse de l’aide avec le souhait de tout contrôler et le désir d’être “parfait” en toute circonstance; soit il est dans l’incapacité affective ou matérielle d’appeler à l’aide.
Cet isolement ne permet pas à un parent de prendre de la distance par rapport à son comportement qui très vite peut devenir violent à l’égard des enfants. Il s’agit donc de ne pas s’isoler et d’oser parler.
Aujourd’hui les réseaux sociaux peuvent supplanter partiellement cette solitude: échanges, blogs, articles, astuces, conseils, consultations en ligne, etc.
Le surmenage, la charge mentale des mamans, sont des thèmes que l’on trouve facilement sur le net, mais qui restent encore très difficiles à verbaliser avec son entourage proche ou son médecin car le burnout maternel est toujours associé à la honte et la culpabilité d’être une “mauvaise mère”.
Il est bien sûr irréaliste de vouloir être un parent parfait et la recherche de la perfection dans tous les domaines mène à l’épuisement psychique et physique.
“Ce qui importe le plus, dans l’éducation des enfants, c’est d’agir et de réagir maintenant, tel que l’on est, avec confiance et en se fiant à son intuition” (Germain Duclos).
Comment s’en sortir?
″Être mère est un bonheur intense. C’est aussi une situation qui expose les femmes à une intense fatigue physique et émotionnelle : haut niveau de responsabilité permanent, stress, partage des tâches inéquitable, absence de reconnaissance…” (Violaine Guéritault)
La violence d’une maman est un signe de détresse. Au bout
du rouleau, elle n’a d’autres moyens de communiquer pour ne pas s’effondrer, que de crier voire de frapper. Là où elle se voulait parfaite, elle n’est plus qu’une harpie sans filtre dans ses paroles et sans limite dans ses hurlements.
Alors avant d’en arriver à cet état n’oubliez pas vos trois alliés:
- Demander de l’aide
- Renoncer à l’idéal de perfection
- Revoir votre organisation